SENCHA KOUSHUN ICHIBANCHA 2026

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Floral, herbacé et persistant.

Sencha Koushun porte bien son nom : le caractère 香 signifie le parfum. Ce cultivar Japonais a été sélectionné pendant trente ans pour cela, et pour rien d'autre. La tasse sort jaune clair, franchement florale, avec une herbe fraîche derrière et une finale qui s'étire longtemps. Quarante-cinq secondes suffisent, et c'est justement le secret. Sélection Wada Chouji Shouten, à Shizuoka.

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Livré à partir du mardi 15 septembre 2026

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Un cultivar créé pour le parfum

La plupart des théiers Japonais ont été sélectionnés pour le rendement, la résistance au froid ou la précocité. Le Koushun, lui, a été retenu pour son nez. Le croisement date de 1970, l'enregistrement officiel de 2000 : trente ans de patience avant qu'il soit jugé digne d'être planté. Trente ans pour une odeur. Dans la tasse, cela s'entend dès qu'on approche le nez du bol.

Provenance des ingrédients

Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon. Cultivar Koushun. Récolte ichibancha 2026, la première du printemps. Raffiné et sélectionné par la maison Wada Chouji Shouten (和田長治商店), installée dans le quartier d'Anzai.

Terroir

Shizuoka est la première région théière du Japon, et son nord, l'arrondissement d'Aoi-ku, en abrite le berceau historique : Honyama, le pays des vallées de l'Abe et de la Warashina. Ce qui compte ici, c'est le climat. Les hivers y sont doux, ce qui a son importance pour un cultivar comme le Koushun, moins robuste que le Yabukita et plus exigeant sur l'emplacement. Les pluies tombent toute l'année, réparties, ce qui évite les à-coups de croissance. Et les brumes de vallée du printemps ralentissent la pousse en filtrant la lumière. Une feuille qui pousse lentement construit davantage de composés aromatiques : sur un thé dont l'unique argument est le parfum, ce n'est pas un détail de décor, c'est la condition d'existence du produit.

Koushun, ce que dit le nom

Koushun s'écrit 香駿. Le premier caractère, 香, désigne le parfum, l'odeur agréable. Le second, 駿, évoque le cheval rapide et l'excellence ; c'est aussi celui de Suruga, l'ancien nom de la province qui couvrait Shizuoka. Le nom dit donc à peu près « le parfum de Suruga », ce qui est un programme plutôt qu'une appellation. Le cultivar est né du croisement Kurasawa × Kanayamidori, réalisé en 1970 et enregistré en 2000.

Sa signature florale vient d'un composé naturellement produit par la plante, la coumarine, que l'on retrouve dans d'autres variétés Japonaises réputées pour leur nez. Rien n'est ajouté : c'est la feuille qui fabrique cette odeur, et c'est précisément ce que trente ans de sélection cherchaient.

Quatre cultivars de Shizuoka, quatre tasses

Un cultivar est une variété de théier sélectionnée par l'homme, et chacune l'a été dans un but précis. Comparer les intentions de sélection explique mieux les différences de goût que n'importe quelle note de dégustation.

Cultivar Sélectionné pour En tasse
Yabukita L'équilibre et la robustesse Le sencha de référence, franc et rond
Saemidori Les acides aminés, la précocité Umami marqué, vert limpide
Okumidori Le rendement, la récolte tardive Vert profond, corps généreux
Koushun Le parfum, et rien d'autre Jaune clair, floral et herbacé, finale longue

Une remarque qui vaut la peine : le Koushun est le seul des quatre à avoir été retenu pour une qualité qui ne se mesure pas. Le rendement se pèse, la précocité se date, la robustesse se constate. Le parfum, lui, se sent. Il a fallu qu'un panel de dégustateurs le juge, année après année, pendant trois décennies.

Comment il est fabriqué

1. La cueillette. Ichibancha 2026, la première récolte de l'année. Ce sont les pousses les plus jeunes et les plus concentrées de la saison, celles qui portent le mieux le parfum du cultivar.

2. L'étuvage. La feuille passe à la vapeur, qui bloque l'oxydation. Sur un cultivar parfumé, l'étuvage reste mesuré : trop long, il écraserait le nez qu'on a mis trente ans à obtenir.

3. Le roulage et le séchage. Par étapes, jusqu'à la forme d'aiguille caractéristique du sencha. On obtient l'aracha (荒茶), le thé brut.

4. Le raffinage et le feu final. Tri, calibrage, puis le hiire (火入れ), le feu final qui stabilise le thé. Sur ce cultivar, il est conduit avec retenue : un feu poussé développerait des notes grillées qui masqueraient le floral.

À la dégustation

Feuille sèche : des aiguilles fines et régulières, d'un vert franc, plus claires que celles d'un thé ombré.

Couleur : une liqueur jaune clair, brillante, presque dorée, plus pâle que celle d'un Yabukita.

Nez : franchement floral, entre la fleur blanche et l'herbe fraîchement coupée, avec une pointe sucrée qui rappelle le foin vert.

Bouche : l'attaque est vive et parfumée, le milieu herbacé et net, la finale s'étire longuement sur le floral, bien après la dernière gorgée.

Texture : légère et vive, sans lourdeur, avec une astringence discrète qui tient le tout.

Conseils de préparation

Le protocole du producteur : 5 g pour 150 ml, eau à 80 °C, 45 secondes. Pour une grande tasse de 30 cl, doublez les quantités. C'est la brièveté qui protège le parfum : une infusion longue extrait l'astringence et couvre le nez du cultivar.

Pourquoi pas une eau plus tiède : c'est l'erreur la plus répandue sur les thés parfumés, et nous l'avons commise avant de corriger. On croit protéger les composés volatils en baissant la température ; en réalité on extrait moins bien, alors on compense en allongeant, et c'est l'allongement qui tire l'astringence. Le producteur tranche autrement : assez chaud pour extraire vite, assez court pour s'arrêter avant l'amertume.

Laissez-lui de la place : les aiguilles doivent se déployer entièrement pour livrer leur nez. Une théière en verre à filtre large vaut mieux qu'une boule à thé, qui les comprime.

Réinfusion : deux à trois fois, en restant sur des temps courts, autour d'une minute. La deuxième tasse est souvent la plus florale.

En version froide : 8 g pour 1 litre d'eau froide, 4 heures au réfrigérateur. Le froid extrait le floral et laisse l'astringence de côté. C'est probablement la plus jolie façon de goûter ce cultivar.

Astuce de dégustateur : 💡 avant de verser l'eau, mettez les feuilles sèches dans le bol vide et respirez. Sur un cultivar sélectionné pour le parfum, ce premier nez est déjà l'essentiel de l'information. Et gardez le sachet bien fermé dans une boîte à thé opaque : sur ce thé plus que sur tout autre, le floral est ce qui part en premier.

La sélection MY SWEET TEA : le cultivar à faire goûter à qui pense que tous les senchas se ressemblent. À côté d'un Saemidori tourné vers l'umami, le Koushun joue sur un tout autre registre, celui du parfum. Deux tasses côte à côte, et la démonstration est faite.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le cultivar Koushun ?
Koushun (香駿) est un cultivar Japonais issu du croisement Kurasawa et Kanayamidori, réalisé en 1970 et enregistré en 2000. Il a été sélectionné pour son parfum floral marqué, une orientation rare dans un pays où la sélection vise surtout le rendement et la robustesse.

Le parfum floral est-il ajouté ?
Non, aucun arôme n'est ajouté. La note florale vient de la plante elle-même, plus précisément de la coumarine, un composé aromatique naturellement produit par certaines variétés de théier. C'est exactement ce que la sélection cherchait à obtenir.

Comment l'infuser sans perdre le parfum ?
À 80 °C, 45 secondes, avec 5 g pour 150 ml : c'est le protocole du producteur. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas une eau tiède qui préserve le nez d'un cultivar aromatique, c'est une infusion courte. Une eau peu minéralisée aide aussi.

Pourquoi une eau aussi chaude sur un thé parfumé ?
Parce qu'une eau trop tiède extrait mal, ce qui pousse à allonger l'infusion, et c'est l'allongement qui fait sortir l'astringence. Le producteur préfère extraire vite et s'arrêter tôt. Quarante-cinq secondes suffisent, et il ne faut surtout pas les dépasser.

Quelle différence avec le Sencha Saemidori ?
Deux registres opposés. Le Saemidori a été sélectionné pour ses acides aminés : il donne l'umami, le côté marin et rond. Le Koushun a été sélectionné pour son nez : il donne le floral, l'herbacé et une finale nettement plus longue.

Se prête-t-il à l'infusion à froid ?
Oui, particulièrement bien. Comptez 8 g pour 1 litre d'eau froide et 4 heures au réfrigérateur. Le froid extrait les composés floraux et laisse de côté l'amertume, ce qui met le cultivar en valeur mieux encore que le chaud.

Ce thé est-il issu de l'agriculture biologique ?
Non. Wada Chouji Shouten ne travaille pas en agriculture biologique certifiée. Nous préférons le dire clairement : notre sélection chez ce producteur repose sur la qualité de la feuille et sur le savoir-faire du maître de thé, pas sur un label.

Contient-il de la théine ?
Oui, comme tout thé vert de première récolte. La teneur varie selon le dosage et la durée d'infusion. Il est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants et aux personnes sensibles à la caféine.


Pour aller avec

Machiko Yuzu, l'autre variété parfumée de la maison →

Sencha Saemidori Wada Chouji, le cultivar de l'umami →

À lire sur le blog

Wada Chouji Shouten, le maître de thé de Shizuoka →

  • 45 SEC '
    Temps d'infusion
  • 5 g/30cl
    Dosage
  • 80 °C
    Température d'infusion
  • Matin
    Moment idéal

Ingrédients

Thé vert du Japon (Camellia sinensis), cultivar Koushun. Origine : Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon. Récolte ichibancha 2026.

Informations Allergènes :

  • Aucun allergène majeur déclaré (selon le règlement UE n° 1169/2011).

💡 Note de pédagogie & Transparence : un cultivar est une variété de théier sélectionnée par l'homme. Koushun (香駿) est né du croisement Kurasawa et Kanayamidori, réalisé en 1970 et enregistré en 2000 ; 香 signifie le parfum. Sa note florale provient de la coumarine, composé aromatique naturellement produit par la feuille : aucun arôme n'est ajouté. Sencha désigne le thé vert Japonais étuvé à la vapeur puis roulé en aiguilles. Ichibancha (一番茶) désigne la première récolte de l'année, celle du printemps. Ce produit n'est pas certifié en agriculture biologique : la maison Wada Chouji Shouten ne travaille pas en bio.

⚠️ Précautions de consommation : ce produit est un thé vert, source naturelle de caféine (théine). Il est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants et aux personnes sensibles à la caféine. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Caractéristiques

  • Type : Thé vert Japonais, sencha de cultivar aromatique, avec théine
  • Saveurs : Fleur blanche, herbe fraîche, foin vert, pointe sucrée
  • Profil : Floral et herbacé, vif, finale très longue
  • Particularité : Cultivar sélectionné pour son parfum, note florale naturelle
  • Dosage : 5 g pour 150 ml, eau à 80 °C, 45 secondes (protocole du producteur)

Passeport produit

  • Plante : Camellia sinensis var. sinensis
  • Cultivar : Koushun (香駿)
  • Croisement : Kurasawa × Kanayamidori
  • Croisé en : 1970 · Enregistré en : 2000
  • Origine : Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon
  • Récolte : Ichibancha 2026 (première récolte de printemps)
  • Maison de raffinage : Wada Chouji Shouten (和田長治商店)
  • Région historique : Honyama
  • Fabrication : Étuvage à la vapeur, roulage en aiguilles, feu final mesuré
  • Arôme ajouté : Aucun
  • Certification : Non certifié en agriculture biologique
  • Couleur de tasse : Jaune clair brillant

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