Les Cultivars de Thé Japonais

Thés du Japon · Guide expert

Publié le 17/08/2026 · mis à jour le 17/08/2026 · lecture ~16 min

La bible des cultivars japonais : les 15 variétés les plus recherchées du thé vert et du thé noir, leur terroir, leur goût et le thé qu'elles donnent dans votre tasse.

Deux sencha peuvent venir du même village, être cueillis le même matin, travaillés par la même main, et n'avoir pourtant ni la même couleur ni le même goût. La raison tient en un mot que les amateurs japonais connaissent bien mais que l'on voit rarement sur une étiquette française : le cultivar. C'est la variété de théier, sélectionnée sur des décennies, qui décide de la douceur, de l'umami, de l'amertume et du parfum avant même que l'infusion ne commence.

Au Japon, un seul cultivar occupe près de 70 % des surfaces. Mais derrière ce géant se cache une famille d'une richesse rare : des variétés d'ombre taillées pour le matcha d'Uji, des sélections précoces du grand Sud, des cultivars aromatiques nés au XXIᵉ siècle, et une lignée « rouge » entière dédiée au thé noir japonais, le wakoucha. Comprendre ces variétés, c'est passer du statut de buveur à celui de connaisseur.

Ce guide recense les 15 cultivars les plus cotés du Japon, vert et noir confondus. Pour chacun, vous trouverez son année d'enregistrement, sa filiation, son terroir de prédilection, son profil de tasse et le type de thé qu'il donne. C'est la référence que nous consultons nous-mêmes pour sélectionner nos grands crus japonais.

Un cultivar, qu'est-ce que c'est exactement ?

Tous les thés du monde, vert, noir, blanc, oolong, viennent d'une seule espèce : Camellia sinensis. Un cultivar (contraction de l'anglais cultivated variety, en japonais hinshu) est une variété de cette plante sélectionnée et propagée par bouturage pour fixer des qualités précises : précocité, résistance au froid, teneur en acides aminés, couleur de la liqueur, parfum. Chaque plant issu d'un même cultivar est un clone du pied d'origine, ce qui garantit une régularité impossible à obtenir avec des semis.

Avant l'ère des cultivars, le Japon cultivait surtout le zairai, des théiers de semis, génétiquement tous différents. Le résultat était irrégulier. Tout a changé en 1908 lorsqu'un cultivateur de Shizuoka, Sugiyama Hikosaburō, sélectionna un plant remarquable qui deviendra Yabukita. Enregistré en 1953, il a envahi l'archipel au point de représenter aujourd'hui près de 70 % des surfaces plantées. Sa domination est telle qu'un thé japonais « sans cultivar précisé » est presque toujours du Yabukita.

? Pourquoi le cultivar mérite sa place sur l'étiquette

Un thé mono-cultivar (ou single cultivar) est l'équivalent d'un vin de cépage unique : il exprime le caractère pur d'une variété, sans assemblage. C'est la signature des producteurs qui veulent montrer leur savoir-faire. À l'inverse, la plupart des thés de grande consommation sont des assemblages de plusieurs cultivars, pour lisser le goût d'une année sur l'autre.

Les 15 cultivars japonais les plus cotés

Voici la vue d'ensemble. Les douze premiers sont des cultivars de thé vert ; les trois derniers, la lignée Beni, sont dédiés au thé noir japonais. Faites glisser le tableau horizontalement sur mobile.

Cultivar Enregistré Terroir de prédilection Profil de tasse Thé phare
Yabukita 1953 Shizuoka (partout) Équilibré, herbacé, astringence modérée Sencha
Okumidori 1974 Kagoshima, Kyoto Vert profond, douceur ronde, umami Fukamushi, matcha
Saemidori 1990 Kagoshima Vert éclatant, douceur intense, peu d'amertume Sencha premium, matcha
Asatsuyu années 1950 Uji, Kyushu Umami et douceur, « gyokuro naturel » Gyokuro, sencha haut de gamme
Yutakamidori 1966 Kagoshima, Miyazaki Précoce, liqueur vert foncé, umami riche Fukamushi
Tsuyuhikari 2003 Shizuoka Corps et umami, arôme frais légèrement floral Sencha
Samidori ~1939 Uji (Kyoto) Umami profond, texture crémeuse, vert vif Matcha, gyokuro
Gokou 1953 Uji (Kyoto) Umami intense, arôme profond sous ombrage Gyokuro, tencha/matcha
Asahi 1953 Uji (Kyoto) Arôme délicat, rondeur harmonieuse Tencha/matcha de cérémonie
Sayamakaori 1971 Saitama (Sayama) Robuste, notes grillées, arôme marqué Sencha, kabusecha
Kanayamidori 1970 Shizuoka (Kanaya) Douceur lactée, arôme floral délicat Assemblages aromatiques
Sofu années 2000 Kyushu, Shizuoka Parfum floral affirmé (type orchidée) Sencha aromatique
Benifuuki 1993 Kagoshima Puissant, notes muscat, corps ample Wakoucha (thé noir)
Benihomare 1953 Shizuoka, Kyushu Liqueur ronde, le pionnier du thé noir Wakoucha (thé noir)
Benihikari 1971 Nara, Shizuoka Résistant au froid, notes proches du Darjeeling Wakoucha (thé noir)

Les années indiquent l'enregistrement officiel de la variété ; la sélection est souvent antérieure de plusieurs années. Les parts de surface évoquées dans le texte sont des ordres de grandeur.

Les incontournables du thé vert

Yabukita, la référence absolue

Impossible de parler des cultivars japonais sans commencer par lui. Sélectionné en 1908 par Sugiyama Hikosaburō à Shizuoka et enregistré en 1953, Yabukita est le mètre étalon du thé japonais. Son profil équilibré, végétal, avec une astringence maîtrisée et un arôme herbacé franc, en a fait la norme que tous les autres cultivars cherchent à compléter ou à dépasser. Si vous avez déjà bu un sencha, vous avez presque certainement goûté du Yabukita.

Okumidori, le vert profond des thés d'ombre

Croisement de Yabukita et d'un zairai de Shizuoka, enregistré en 1974, Okumidori (littéralement « vert tardif ») bourgeonne plus tard, ce qui étale les récoltes. On l'apprécie pour sa couleur vert profond, sa douceur ronde et son umami. C'est un cultivar de choix pour les sencha longuement étuvés (fukamushi) et pour le tencha destiné au matcha. Une bonne partie des matcha modernes doivent leur vert éclatant à l'Okumidori.

Saemidori, la douceur sans amertume

Enfant de Yabukita et d'Asatsuyu enregistré en 1990, Saemidori (« vert clair et vif ») combine le meilleur de ses parents : la vigueur de l'un, l'umami de l'autre. Sa liqueur d'un vert lumineux, sa douceur intense et son amertume quasi absente en font l'un des cultivars les plus recherchés du grand Sud, aussi bien en sencha premium qu'en matcha. C'est un cultivar « facile à aimer », idéal pour découvrir ce qu'un mono-cultivar peut offrir.

Asatsuyu, le « gyokuro naturel »

On surnomme Asatsuyu (« rosée du matin ») le « gyokuro naturel » tant sa richesse en acides aminés donne un umami et une douceur proches des grands thés d'ombre, même cultivé au soleil. C'est un cultivar exigeant, aux rendements modestes et fragile, ce qui explique sa relative rareté. Sa vraie gloire, on la lui doit surtout à travers sa descendance : il est le parent de Saemidori comme de Yutakamidori.

Yutakamidori, le géant du Sud

Enregistré en 1966, Yutakamidori est le deuxième cultivar le plus planté du Japon, roi de Kagoshima et de Miyazaki. Précoce, il ouvre la saison des récoltes. Sa liqueur vert foncé, son umami généreux et sa faible astringence en font le cultivar par excellence des sencha profondément étuvés du Sud, ces fukamushi troubles et gourmands que l'on infuse en quelques secondes.

Tsuyuhikari, l'émeraude de Shizuoka

Né en 1970 du croisement d'Asatsuyu et de la lignée Shizu 7132, mais officiellement enregistré seulement en 2003, Tsuyuhikari est l'un des cultivars montants de Shizuoka. Il séduit par sa liqueur d'un vert émeraude, son corps ample, son umami net et un arôme frais légèrement floral. Encore rare, il est le genre de cultivar que l'on met en avant en mono-cru pour surprendre un amateur averti.

Les cultivars d'Uji : l'aristocratie du matcha et du gyokuro

Autour de Kyoto, dans le berceau historique du thé japonais qu'est Uji, une poignée de cultivars règne sur les thés d'ombre les plus prestigieux. Ce sont eux qui donnent les matcha de cérémonie et les gyokuro d'exception.

Samidori, le classique du matcha d'Uji

Sélectionné vers 1939 à Uji, Samidori est un pilier historique du matcha et du gyokuro de Kyoto. Sous ombrage, il développe un umami profond, une texture crémeuse et une couleur vert vif très recherchée pour le koicha (matcha épais de cérémonie). C'est un cultivar de tradition, indissociable des grandes maisons d'Uji.

Gokou, l'umami sous voile

Retenu en 1953, Gokou est un cultivar d'ombre par excellence. Privé de lumière avant la récolte, il concentre un umami intense et un arôme profond, presque enveloppant, qui font merveille en gyokuro comme en tencha destiné au matcha. Jamais formellement banalisé, il reste un cultivar de connaisseurs, gage de haut de gamme.

Asahi, le sommet du tencha de cérémonie

Nommé en 1953, Asahi est considéré par de nombreuses maisons d'Uji comme le cultivar de tencha le plus noble, celui que l'on réserve aux matcha de cérémonie les plus fins. Son arôme délicat et sa rondeur harmonieuse, sans aspérité, en font un cultivar rare, difficile à cultiver et donc précieux. Quand un matcha atteint des sommets de finesse, Asahi n'est jamais loin.

Les aromatiques et les régionaux

Sayamakaori, le tempérament du Nord

Issu de Yabukita et enregistré en 1971, Sayamakaori est le cultivar emblématique de Sayama (Saitama), l'une des régions de thé les plus septentrionales du Japon. Résistant au froid, il donne un thé robuste, à l'arôme marqué et aux notes grillées caractéristiques, parfait pour les amateurs de sencha corsés et pour le style local « Sayama-cha ».

Kanayamidori, la douceur lactée

Enregistré en 1970 et né à Kanaya (Shizuoka), Kanayamidori est apprécié pour sa douceur presque lactée et son arôme floral délicat. On l'utilise beaucoup en assemblage pour apporter du volume et une note suave, mais en mono-cultivar il révèle une personnalité crémeuse surprenante.

Sofu, le parfum de fleur

Cultivar aromatique moderne enregistré dans les années 2000, Sofu se distingue par un parfum floral affirmé, souvent comparé à l'orchidée ou au gardénia. Il incarne une nouvelle génération de cultivars sélectionnés non plus pour le rendement, mais pour l'émotion olfactive qu'ils procurent. En sencha comme en wakoucha, il signe des thés naturellement parfumés, sans le moindre ajout d'arôme.

Les cultivars du thé noir japonais (wakoucha)

Le Japon ne fait pas que du thé vert. Sa tradition de thé noir, le wakoucha (littéralement « thé rouge japonais »), remonte à l'ère Meiji, quand le pionnier Tada Motokichi rapporta d'Inde et de Chine des savoir-faire et des théiers de type Assam pour concurrencer les thés noirs sur les marchés d'export. Une lignée entière de cultivars « rouges », les Beni, est née de ce projet. Longtemps éclipsé, le wakoucha connaît aujourd'hui un renouveau porté par des artisans de Kagoshima, Shizuoka, Kumamoto et Nara.

Benifuuki, la star du wakoucha moderne

Croisement de Benihomare et d'un plant d'Assam, enregistré en 1993, Benifuuki est le cultivar vedette du thé noir japonais contemporain. Il donne une liqueur puissante, aux notes de muscat rappelant les grands Darjeeling, avec un corps ample. Polyvalent, il se travaille aussi en thé vert, où il est étudié pour sa richesse en une catéchine méthylée particulière.

⚠️ À garder en tête

La catéchine méthylée du Benifuuki (l'EGCG3''Me) fait l'objet de recherches, notamment sur le confort saisonnier. Ces travaux sont préliminaires et ne valent pas promesse de santé : le thé reste un plaisir gustatif, pas un traitement. En cas de gêne persistante ou de traitement en cours, demandez conseil à un professionnel de santé.

Benihomare, le pionnier

Enregistré en 1953, Benihomare a l'honneur d'être le tout premier cultivar japonais spécifiquement dédié au thé noir. Issu de croisements de type Assam et Darjeeling, il ouvre la voie à toute la lignée Beni. Sa liqueur ronde et douce en fait un wakoucha historique, encore cultivé par des producteurs attachés au patrimoine.

Benihikari, la fraîcheur des hauteurs

Enregistré en 1971 et réputé pour sa résistance au froid, Benihikari prospère là où d'autres cultivars de thé noir gèleraient, notamment à Nara. Il donne des wakoucha élégants, aux aromatiques fines qui évoquent parfois le Darjeeling, appréciés des amateurs en quête d'un thé noir japonais tout en finesse.

Vert ou noir : la même feuille, deux destins

Un point que peu de buveurs connaissent : thé vert et thé noir ne dépendent pas de deux plantes différentes, mais de la même feuille de Camellia sinensis travaillée différemment. Ce qui les sépare, c'est l'oxydation. Pour un thé vert, on chauffe la feuille très vite après la cueillette (à la vapeur au Japon) pour stopper les enzymes et fixer le vert : c'est le kill-green. Pour un thé noir, on laisse au contraire la feuille s'oxyder pleinement, ce qui développe couleur cuivrée, corps et notes maltées ou fruitées.

Certains cultivars se prêtent mieux à l'un ou à l'autre. Les variétés riches en acides aminés comme Asatsuyu ou Gokou brillent en vert, où l'umami est roi. Les cultivars de la lignée Beni, plus riches en composés qui s'oxydent joliment, donnent leurs meilleurs résultats en thé noir. Et quelques polyvalents, Benifuuki en tête, savent jouer sur les deux tableaux.

? Le geste qui change tout

Un même cultivar peut donner un thé vert vif ou un thé noir ambré selon la seule décision d'oxyder ou non. C'est pourquoi le nom du cultivar ne suffit pas : il faut toujours le lire avec le type de thé (sencha, gyokuro, tencha, wakoucha) pour savoir ce qui vous attend dans la tasse.

Quel cultivar pour quel thé ?

Si vous voulez choisir un thé japonais par le prisme du cultivar, voici la boussole :

Ce que vous cherchez Cultivars à viser
Matcha / tencha de cérémonie Asahi, Samidori, Gokou, Okumidori, Saemidori
Gyokuro (umami maximal) Asatsuyu, Gokou, Samidori, Saemidori
Sencha / fukamushi du quotidien Yabukita, Yutakamidori, Tsuyuhikari, Sayamakaori
Thé naturellement parfumé Sofu, Kanayamidori
Thé noir japonais (wakoucha) Benifuuki, Benihomare, Benihikari

Le saviez-vous ?

Un matcha bio d'Uji rejoindra bientôt notre sélection : une maison de thé de Kyoto fondée en 1751, primée du Grand Prix de la catégorie Matcha au Japanese Tea Selection Paris 2022, qui travaille précisément les cultivars Okumidori et Samidori. Deux noms que vous savez désormais lire.

Notre sélection de crus japonais par cultivar

Chez My Sweet Tea, plusieurs grands crus japonais sont proposés en mono-cultivar : l'occasion de goûter, dans votre tasse, exactement ce que vous venez de lire.

Le cultivar Saemidori dans toute sa douceur :

Grand cru Saemidori, sencha premium du Japon →

Deux visages de l'Okumidori, l'étuvé long et le fumé au charbon :

Grand cru Fukamushi Okumidori →

Grand cru Sumibicha Okumidori (torréfié au charbon) →

L'émeraude rare de Shizuoka :

Grand cru Fukamushi Tsuyuhikari →

Le thé vert lové « en virgule » du Kyushu :

Grand cru Tamaryokucha →

Le matcha extra premium, issu du cultivar Okumidori :

Matcha Extra Premium →

Le thé noir japonais, pour goûter la lignée wakoucha :

Wakoucha Smoked Whisky, thé noir du Japon →

Pour explorer l'ensemble :

Tous nos thés grands crus →

Toute la collection Thés du Japon →

FAQ : vos questions sur les cultivars japonais

Qu'est-ce qu'un cultivar de thé ?

Un cultivar est une variété de théier (Camellia sinensis) sélectionnée par l'homme et multipliée par bouturage pour fixer des qualités précises : goût, couleur, précocité, résistance. Chaque plant d'un cultivar est un clone du pied d'origine, ce qui garantit une grande régularité, contrairement aux théiers de semis (zairai).

Combien de cultivars de thé existe-t-il au Japon ?

Le Japon a enregistré plus d'une centaine de cultivars de thé, mais seule une poignée est cultivée à grande échelle. Yabukita en représente à lui seul près de 70 % ; une quinzaine d'autres se partagent l'essentiel du reste.

Quel est le cultivar de thé le plus cultivé au Japon ?

C'est le Yabukita, sélectionné en 1908 et enregistré en 1953. Il couvre environ 70 % des surfaces plantées du pays et sert de référence gustative à toute la filière.

Le thé vert et le thé noir viennent-ils de la même plante ?

Oui. Les deux proviennent de Camellia sinensis. La différence tient au traitement de la feuille : chauffée rapidement pour rester verte, ou laissée s'oxyder pour devenir noire. Certains cultivars conviennent mieux au vert, d'autres au noir.

Qu'est-ce que le wakoucha ?

Le wakoucha est le thé noir japonais (le mot signifie « thé rouge japonais »). Né à l'ère Meiji pour concurrencer les thés noirs d'export, il est aujourd'hui travaillé en petites séries à partir de cultivars de la lignée Beni (Benifuuki, Benihomare, Benihikari) et connaît un vrai renouveau artisanal.

Quel cultivar donne le meilleur matcha ?

Les matcha de cérémonie les plus fins reposent souvent sur Asahi, Samidori, Gokou (cultivars d'Uji), ainsi que sur Okumidori et Saemidori, appréciés pour leur vert profond et leur douceur. Le « meilleur » dépend du style recherché : umami de tradition ou douceur éclatante.

Qu'est-ce que le cultivar Saemidori ?

Saemidori est un croisement de Yabukita et d'Asatsuyu enregistré en 1990, surtout cultivé à Kagoshima. Il se distingue par une liqueur vert éclatant, une douceur intense et une amertume très faible, en sencha premium comme en matcha.

Qu'est-ce que le cultivar Okumidori ?

Okumidori (« vert tardif ») est un cultivar enregistré en 1974, tardif, à la couleur vert profond et à l'umami rond. On l'utilise beaucoup pour les sencha longuement étuvés (fukamushi) et pour le matcha.

Qu'est-ce que le benifuuki ?

Benifuuki est un cultivar enregistré en 1993, croisement de Benihomare et d'un plant d'Assam. Il donne un excellent thé noir japonais aux notes de muscat, et se travaille aussi en thé vert. Ses composés font l'objet de recherches, mais aucun bienfait n'est démontré au point d'en faire un remède.

Quelle différence entre les thés d'Uji et ceux de Shizuoka ?

Uji (Kyoto) est le berceau des thés d'ombre haut de gamme et de cultivars nobles comme Asahi, Samidori et Gokou, orientés matcha et gyokuro. Shizuoka, plus vaste, est le grenier du sencha et le fief historique de Yabukita et Tsuyuhikari. Terroirs, climats et cultivars y façonnent des styles distincts.

Le cultivar change-t-il vraiment le goût du thé ?

Oui, nettement. À terroir et travail égaux, deux cultivars peuvent offrir des couleurs, des niveaux d'umami, d'amertume et des parfums très différents. C'est précisément l'intérêt des thés mono-cultivar : goûter la signature pure d'une variété.

Qu'est-ce qu'un thé « single cultivar » ?

C'est un thé issu d'une seule variété de théier, sans assemblage, un peu comme un vin de cépage unique. Il exprime le caractère intégral du cultivar et met en valeur le savoir-faire du producteur.

Yabukita est-il un bon thé ?

Oui : s'il domine, c'est parce qu'il conjugue régularité, adaptabilité et un profil équilibré très apprécié. C'est un excellent thé du quotidien et la porte d'entrée idéale vers les cultivars japonais.

Quels cultivars japonais propose My Sweet Tea ?

Notre sélection de grands crus met en avant plusieurs mono-cultivars : Saemidori, Okumidori (en fukamushi et en sumibicha), Tsuyuhikari, ainsi qu'un Tamaryokucha et un matcha Extra Premium à base d'Okumidori. Côté thé noir, notre wakoucha permet de découvrir la lignée Beni. Retrouvez le tout dans nos thés grands crus et la collection Thés du Japon.

Choisissez votre prochain cru par son cultivar

Vous savez désormais lire une étiquette de thé japonais comme un connaisseur. Passez de la théorie à la tasse avec nos grands crus mono-cultivar, sélectionnés un à un.

Découvrir les grands crus →  ·  Toute la collection Japon →

Sources et références : Institut national de recherche sur le thé (NARO, Japon) · registres officiels des cultivars japonais · Path of Cha, Senbird Tea, My Japanese Green Tea (fiches cultivars) · GoodTea.eu et Japanese Tea Sommelier (histoire du wakoucha). Les profils gustatifs sont donnés à titre indicatif : le terroir, l'année et le travail du producteur influent autant que le cultivar.

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