SUMIBICHA OKUMIDORI - ICHIBANCHA 2025

Il n'y a pas encore d'avis.

Vert profond, dense et fumé de loin.

Sumibicha Okumidori doit son nom à sa dernière étape : le séchage final est réalisé au charbon de bois, et non à l'air chaud comme partout ailleurs. Le thé reste un sencha, vert et végétal, mais il gagne une profondeur, une note de feu discrète qui se glisse sous la fraîcheur du cultivar Okumidori. Ichibancha 2025 de Wada Chouji Shouten, à Shizuoka.

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(299,00 € kg)
Livré à partir du mardi 15 septembre 2026

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Ce que le charbon dépose dans la tasse

Tous les thés Japonais passent par un dernier feu. C'est l'étape la moins racontée et l'une des plus décisives : elle stabilise la feuille et installe les arômes qu'on retrouvera dans la tasse. Presque partout, ce feu vient d'une résistance ou d'un brûleur à gaz. Ici, il vient de braises de charbon de bois. La différence est ténue, mais elle s'entend, et elle a un nom : sumibicha.

Provenance des ingrédients

Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon. Ce thé est produit par Wada Chouji Shouten (和田長治商店), maison installée dans le quartier d'Anzai, au cœur historique de la région de Honyama.

Terroir

Shizuoka est une préfecture de la région de Chūbu, sur l'île de Honshū. Coincée entre l'océan Pacifique et les montagnes, elle présente une topographie très variée et un climat tempéré, aux étés chauds et humides et aux hivers doux. Les précipitations tombent toute l'année, ce qui offre des conditions favorables à la culture du thé. Les sols y sont principalement limoneux, sableux et argileux. Les ressources en eau sont abondantes, avec de nombreuses rivières qui traversent la région, dont l'Abe et l'Ōi, et fournissent une irrigation naturelle. La biodiversité est riche : des forêts mixtes de conifères et de feuillus abritent cerfs, sangliers et de nombreuses espèces d'oiseaux. Shizuoka est la première région théière du Japon.

Sumibi, le feu de charbon

Sumibicha s'écrit 炭火茶 : 炭 le charbon, 火 le feu, 茶 le thé. Le nom ne désigne ni un cultivar ni une région, mais une manière de conduire la dernière étape. Le charbon de bois chauffe par rayonnement, sans souffler d'air, avec une inertie qui rend la montée en température plus lente et plus régulière qu'un brûleur. Le résultat n'est pas un thé fumé, et c'est important de le dire : rien à voir avec un Lapsang. La note de feu reste en arrière-plan, sous le végétal, comme une signature qu'on remarque à la deuxième gorgée plutôt qu'à la première.

Les trois feux d'un thé Japonais

Étape Ce qu'elle fait Ici
Étuvage Bloque l'oxydation dès la cueillette À la vapeur, comme tout sencha
Séchage Retire l'humidité par étapes Classique, en alternance avec le roulage
Feu final Stabilise le thé et installe les arômes Sur braises de charbon de bois

Okumidori, le cultivar tardif

L'Okumidori est né en 1974 d'un croisement entre le Yabukita et un plant natif de Shizuoka. C'est un cultivar tardif : sa première récolte arrive environ huit jours après celle du Yabukita. Ce décalage n'est pas un défaut, c'est un choix. La feuille profite de quelques jours de printemps supplémentaires et donne une liqueur d'un vert plus profond, avec davantage de matière. Sur un thé qui passe ensuite au charbon, cette densité est exactement ce qu'il faut : une feuille trop fine se laisserait dominer par le feu.

Comment il est fabriqué

1. La cueillette. Ichibancha, printemps 2025 : la première récolte de l'année, cueillie un peu plus tard que la moyenne du fait de la maturité tardive de l'Okumidori.

2. L'étuvage (mushi). La vapeur bloque l'oxydation dans les heures qui suivent la cueillette. C'est la marque du thé Japonais : la vapeur, jamais le wok.

3. Le roulage et le séchage. La feuille est roulée et séchée par étapes successives, jusqu'à prendre la forme d'aiguille du sencha.

4. Le feu final au charbon. C'est l'étape qui donne son nom au thé, et celle que vous voyez sur les photos ci-dessous.

Dans l'atelier, le jour du feu

Le foyer est sous le plancher. Une trappe ouverte, une porte de fonte, et derrière, les braises rouges. Il n'y a pas d'autre réglage que celui-là : la quantité de charbon et le tirage. Au-dessus, montée sur un socle de briques, une armoire de tôle qui a fait son temps et qui le montre. À l'intérieur, une dizaine de rails de bois attendent les claies.

Les claies sont des cadres de bois tendus de papier. On y verse le thé à la main, puis on l'étale à la main, sur une épaisseur régulière de quelques centimètres seulement : trop épais, le dessous cuirait avant que le dessus ait chauffé. Chaque claie est ensuite glissée sur son rail, une par une, du bas vers le haut. Aucun ventilateur, aucun flux d'air pulsé : la chaleur monte des braises et traverse les niveaux.

Une machine à air chaud fait le même travail en quelques minutes, à température affichée et constante. Ici, il faut deux personnes, du papier, du bois, et quelqu'un qui surveille. À la sortie, le thé repose dans de grands tamis ronds de bois cintré, le temps que l'humidité s'égalise entre les feuilles. C'est long, c'est manuel, et c'est exactement pour cela que le sumibicha se raréfie.

À la dégustation

Couleur : une liqueur vert profond, dense, légèrement plus soutenue que celle d'un sencha courant.

Nez : herbe fraîche et épinard d'abord, puis une note de braise et de noisette qui monte en second.

Bouche : l'attaque est végétale et franche, le milieu ample avec un umami net, la finale longue où revient discrètement le feu.

Texture : dense et enrobante, avec une astringence tenue, jamais mordante.

Conseils de préparation

Le geste juste : 3 g pour 25 à 30 cl, eau à 75 °C, 2 à 3 minutes. Restez à cette température : au-dessus, l'astringence de l'Okumidori se réveille et couvre la note de charbon, qui est justement ce que vous êtes venu chercher.

Réinfusion : deux à trois fois (+1 min par rapport au temps initial). La note de feu ressort davantage sur la deuxième tasse, quand le végétal a un peu reculé.

Prenez le temps du nez. Avant de boire, laissez la tasse reposer une dizaine de secondes et sentez. Sur ce thé, l'écart entre le premier nez et le second est la meilleure démonstration de ce que le charbon apporte.

Conservation : la note de feu est la première à s'estomper. Refermez soigneusement après chaque service et gardez le thé à l'abri de la lumière dans une boîte à thé hermétique.

Astuce de dégustateur : ouvrez le sachet et sentez les feuilles sèches avant toute infusion. C'est là que la signature du charbon est la plus lisible, bien plus que dans la tasse. Ensuite seulement, préparez-le : vous saurez quoi chercher, et vous le trouverez.

La sélection MY SWEET TEA : une technique de finition devenue rare, sur un cultivar assez dense pour la supporter. C'est le thé de la gamme Wada qui demande le plus d'attention à la dégustation, et celui qui récompense le mieux les buveurs curieux.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un sumibicha ?
Sumibicha (炭火茶) désigne un thé dont le feu final, l'étape qui stabilise la feuille et installe les arômes, est réalisé sur des braises de charbon de bois plutôt qu'à l'air chaud. Ce n'est ni un cultivar ni une région, mais une manière de finir le thé.

Est-ce un thé fumé ?
Non, et la confusion est fréquente. Rien à voir avec un Lapsang Souchong, dont la feuille est exposée à la fumée de pin. Ici la note de feu reste discrète, en arrière-plan du végétal, et le thé demeure un sencha vert.

Qu'est-ce que le cultivar Okumidori ?
L'Okumidori est né en 1974 d'un croisement entre le Yabukita et un plant natif de Shizuoka. Il est tardif, sa première récolte arrivant environ huit jours après celle du Yabukita, et donne une liqueur d'un vert profond avec beaucoup de matière.

À quelle température l'infuser ?
À 75 °C pendant 2 à 3 minutes, avec 3 g pour 25 à 30 cl. Une eau plus chaude réveille l'astringence de l'Okumidori et masque la note de charbon, qui fait pourtant tout l'intérêt de ce thé.

Que signifie ichibancha 2025 ?
Ichibancha (一番茶) désigne la première récolte de l'année, celle du printemps, la plus prisée au Japon. Ce lot vient donc du printemps 2025, à la différence de nos arrivages de la récolte 2026.

Ce thé est-il issu de l'agriculture biologique ?
Non. Wada Chouji Shouten ne travaille pas en agriculture biologique certifiée. Nous préférons le dire clairement : notre sélection chez ce producteur repose sur la qualité de la feuille et sur le savoir-faire du maître de thé, pas sur un label.

Contient-il de la théine ?
Oui, comme tout thé vert. La teneur varie selon la récolte, le dosage et la durée d'infusion. Il est déconseillé aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes sensibles à la caféine.


Pour aller avec

Sencha Saemidori Wada Chouji, le même producteur sans le charbon →

Sencha Shizuoka, le repère pour comparer →

À lire sur le blog

Wada Chouji Shouten, le maître de thé de Shizuoka →

  • 1 '
    Temps d'infusion
  • 3 g/30cl
    Dosage
  • 70 °C
    Température d'infusion
  • Matin
    Moment idéal

Ingrédients

100 % thé vert Japonais (sencha), cultivar Okumidori. Récolte ichibancha, printemps 2025. Séchage final au charbon de bois. Origine : Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon.

Informations Allergènes :

  • Aucun allergène majeur déclaré (selon le règlement UE n° 1169/2011).

💡 Note de pédagogie & Transparence : sumibicha (炭火茶) désigne un thé dont le feu final est conduit sur des braises de charbon de bois plutôt qu'à l'air chaud. Cette étape stabilise la feuille et installe les arômes. Un cultivar est une variété de théier sélectionnée par l'homme ; l'Okumidori, né en 1974, est un cultivar tardif. Ichibancha (一番茶) désigne la première récolte de l'année, celle du printemps, la plus prisée au Japon.

⚠️ Précautions de consommation : ce produit est un thé vert, source naturelle de caféine (théine). Il est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants et aux personnes sensibles à la caféine. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Caractéristiques

  • Type : Thé vert Japonais, sencha au séchage final sur charbon, avec théine
  • Saveurs : Herbe fraîche, épinard, braise, noisette
  • Profil : Dense et végétal, note de feu discrète, umami net
  • Particularité : Feu final sur braises de charbon de bois, technique rare
  • Dosage : 3 g pour 25 à 30 cl, eau à 75 °C, 2 à 3 minutes

Passeport produit

  • Plante : Camellia sinensis var. sinensis
  • Cultivar : Okumidori, croisé en 1974, tardif
  • Origine : Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon
  • Récolte : Ichibancha, printemps 2025
  • Producteur : Wada Chouji Shouten (和田長治商店)
  • Région historique : Honyama
  • Fabrication : Étuvage à la vapeur, roulage en aiguilles, séchage
  • Finition : Feu final sur braises de charbon de bois (sumibi)
  • Couleur de tasse : Vert profond

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