Questions fréquentes sur le matcha
Qu'est-ce que le thé matcha ?
Le matcha est un thé vert japonais réduit en poudre fine, que l'on ne fait pas infuser : on le fouette dans l'eau et on le boit en entier, feuille comprise. Il est produit à partir de feuilles cultivées à l'ombre pendant les semaines qui précèdent la récolte, puis étuvées, séchées et débarrassées de leurs tiges et nervures — on obtient alors le tencha, qui sera broyé en poudre. C'est cette culture d'ombre qui lui donne sa couleur verte intense et sa saveur umami.
Quelle différence entre un matcha et un thé vert sencha ?
Trois différences. La culture : le sencha pousse en plein soleil, le matcha à l'ombre. La forme : le sencha reste en feuilles entières, le matcha est broyé en poudre. Le mode de préparation : on infuse le sencha puis on retire les feuilles, alors que le matcha est fouetté et bu intégralement. D'où un goût beaucoup plus dense et une couleur plus soutenue côté matcha.
Matcha de cérémonie ou matcha quotidien : lequel choisir ?
Cela dépend de la façon dont vous le buvez. Un matcha de cérémonie se déguste pur, au bol : son umami est rond et son amertume quasi absente. Un matcha quotidien est plus vif, plus végétal, et supporte mieux le lait ou la glace.
Chez nous, le Matcha Extra Premium Bio (cultivar Okumidori) est le matcha de cérémonie, et le Matcha Daily Premium Bio (cultivar Midori) celui de tous les jours.
Comment préparer le thé matcha ?
En quatre gestes, sans théière ni filtre :
- Tamisez 1 à 2 g de matcha (environ une demi-cuillère à café, ou deux chashaku) dans un bol.
- Versez 7 cl d'eau à 70-80 °C. Jamais bouillante : elle rendrait le matcha amer.
- Fouettez vivement au chasen en dessinant des « W » ou des « M », jusqu'à obtenir une mousse fine.
- Buvez sans attendre : la poudre se dépose vite au fond du bol.
Le tamisage n'est pas facultatif : sans lui, le matcha forme des grumeaux que le fouet ne rattrape pas.
Comment réaliser un matcha latte ?
Fouettez 2 g de matcha tamisé avec 5 cl d'eau à 75 °C jusqu'à obtenir une pâte lisse et mousseuse, puis allongez avec 20 cl de lait chaud — ou versez sur des glaçons et du lait froid pour la version glacée. Sucrez légèrement si vous le souhaitez. L'étape à ne pas sauter reste le fouet dans l'eau : versé directement dans le lait, le matcha ne se dissout pas.
Le matcha se déguste-t-il chaud ou froid ?
Les deux. Chaud, au bol, il livre son umami et sa texture crémeuse — c'est la préparation traditionnelle. Froid, il donne un latte glacé ou un matcha tonic très rafraîchissant : fouettez-le d'abord dans un fond d'eau froide jusqu'à dissolution complète, puis allongez. Contrairement aux thés en feuilles, il n'y a pas d'infusion à froid : la poudre se dissout, elle n'infuse pas.
Le matcha contient-il de la théine ?
Oui. Et comme on ingère la feuille entière plutôt que son infusion, un bol de matcha apporte davantage de caféine — théine et caféine sont la même molécule — qu'un volume équivalent de thé vert infusé. La quantité dépend directement du dosage, entre 1 et 2 g par bol. C'est pourquoi beaucoup le réservent au matin ou au début d'après-midi.
Quelles sont les vertus du matcha ?
Nous ne formulons aucune promesse de santé sur nos thés, et nous vous invitons à vous méfier des pages qui en font : le règlement CE n° 1924/2006 encadre strictement ces allégations, et aucune n'est autorisée pour le thé.
Ce qui est factuel tient à sa composition : le matcha se boit en poudre, donc en feuille entière, là où un thé infusé ne livre que ce qui passe dans l'eau. Il contient naturellement de la caféine, de la L-théanine et des catéchines. Pour toute question relative à votre santé, adressez-vous à un professionnel.
Comment conserver son matcha ?
Boîte bien fermée, à l'abri de la lumière, de l'air et de l'humidité, idéalement au réfrigérateur. Le matcha est la forme de thé la plus fragile qui soit : sa surface de contact avec l'air est immense, et sa couleur vire au jaune terne en quelques semaines s'il est mal gardé. Consommez-le dans les semaines qui suivent l'ouverture — un matcha oxydé perd son vert et son umami avant de perdre son parfum.
Qu'est-ce que l'umami ?
L'umami est la cinquième saveur, aux côtés du sucré, du salé, de l'acide et de l'amer. Identifiée au Japon au début du XXe siècle, elle correspond à une sensation de rondeur savoureuse, presque bouillonnée, que l'on retrouve dans le bouillon dashi, le parmesan ou la tomate mûre. Dans le matcha, elle vient des acides aminés que la feuille concentre pendant sa période d'ombrage.
Comment utiliser le matcha en cuisine ?
Incorporez-le tamisé, mélangé aux poudres sèches (farine, sucre) plutôt que versé dans un liquide : il se disperse alors sans grumeaux. Il fonctionne dans les pâtes à financiers, sablés, marbrés et crèmes glacées, et sa couleur tient à la cuisson. Réservez pour cela un matcha du quotidien : un matcha de cérémonie perdrait sa finesse sous le sucre et le beurre.
Le thé matcha : origine, fabrication et façons de le boire
Le matcha est un thé vert japonais broyé en poudre, que l'on fouette dans l'eau au lieu de l'infuser. C'est la seule forme de thé que l'on consomme intégralement : la feuille ne finit pas dans un filtre, elle finit dans la tasse. Cette particularité explique tout le reste — sa couleur émeraude, sa densité en bouche, son prix, et le soin extrême qu'exige sa conservation.
De la Chine des Song au Japon de Sen no Rikyū
Le thé battu naît en Chine sous la dynastie Song, entre le Xe et le XIIIe siècle : on y broie déjà les feuilles pour les fouetter dans un bol. La méthode gagne le Japon à la fin du XIIe siècle, rapportée par le moine Eisai, fondateur de l'école Rinzai, qui signe en 1211 le premier traité japonais consacré au thé. Les monastères Zen l'adoptent, puis la pratique quitte les temples pour devenir un art d'hospitalité : le chanoyu, codifié au XVIe siècle par le maître de thé Sen no Rikyū. Fait remarquable, la Chine a abandonné le thé battu au profit des feuilles infusées, tandis que le Japon l'a conservé sans interruption pendant huit siècles.
Ombrage, tencha, meule : la fabrication d'un matcha
Tout commence au champ. Trois semaines au moins avant la récolte, les théiers sont recouverts pour être cultivés à l'ombre. Privée de soleil direct, la feuille réagit : elle concentre sa chlorophylle — d'où le vert profond — et ses acides aminés, à l'origine de l'umami, tout en produisant moins de composés amers. Les feuilles d'ombre sont ensuite étuvées à la vapeur, séchées, puis débarrassées de leurs tiges et de leurs nervures. Ce qui reste porte un nom : le tencha. C'est lui, et lui seul, que l'on broie.
La mouture se fait traditionnellement sur des meules de granit tournant très lentement. La lenteur n'est pas un folklore : une meule rapide échaufferait la poudre et détruirait ses arômes. Une meule traditionnelle produit de l'ordre de 30 à 40 grammes de matcha par heure — voilà pourquoi une boîte de 30 g n'a pas le prix d'un paquet de thé en feuilles.
Midori, Okumidori : le cultivar change la tasse
Comme pour la vigne, la variété de théier — le cultivar — façonne le goût. Notre Matcha Extra Premium Bio est issu de l'Okumidori, cultivar réputé pour sa profondeur, cultivé à Kirishima sur les terres volcaniques de Kagoshima puis broyé sur meules de granit : un vert jade presque fluorescent, un umami enveloppant, très peu d'amertume. C'est un matcha de cérémonie, à boire pur.
Notre Matcha Daily Premium Bio vient du Midori, également cultivé à Kirishima, mais moulu à Kyoto, la région historique du matcha. Son profil est plus vif, plus végétal, avec une astringence noble qui donne du caractère — celle qui tient tête au lait dans un latte. Pour aller plus loin sur ce sujet, notre article sur les cultivars de thé japonais détaille les différences entre Okumidori, Yabukita et Saemidori.
Usucha, koicha, latte : trois façons de le boire
La préparation traditionnelle se décline en deux registres. L'usucha, le « thé léger », est celui que l'on prépare au quotidien : 1 à 2 g fouettés dans 7 cl d'eau à 70-80 °C, jusqu'à faire monter une mousse fine. Le koicha, le « thé épais », double la dose de poudre pour la moitié d'eau : la texture devient celle d'un velouté, et il se réserve aux matchas les plus fins. Le matcha latte, enfin, est la version contemporaine née des coffee shops : le lait arrondit l'intensité de la poudre et la rend accessible à ceux qui découvrent.
Dans les trois cas, l'outil compte. Le chasen, fouet en bambou, n'a pas d'équivalent : ses dizaines de brins souples aèrent la poudre là où une cuillère ne fait que la remuer. Retrouvez l'ensemble des accessoires à matcha — bols, chashaku, sets complets — dans notre rayon dédié.
Et si le matcha pur vous intimide
Il existe une porte d'entrée plus douce : les mélanges. Notre Sencha'N Matcha Bio associe des feuilles de sencha à une pointe de matcha Midori — on l'infuse normalement, et la poudre vient napper la tasse d'un vert profond. Une façon de goûter l'umami du matcha sans passer par le bol et le fouet.
Pour aller plus loin, notre article de blog « Le matcha : histoire et différences avec le thé vert » reprend le sujet en détail. Et si vous passez par Les Sables-d'Olonne ou Basse-Goulaine, nos boutiques restent le meilleur endroit pour en parler de vive voix.