Florent W.
le 05/02/2025
Je connais le Lapsang Souchon mais je n'ai pas encore testé celui ci.
Olivier G.
le 25/02/2024
je connais bien ce thé j'aime bien son gout
L'histoire du Lapsang Souchong est l'histoire du thé noir lui-même. Au XVIIe siècle, dans le village de Tongmuguan au cœur des montagnes de Wuyi, les producteurs auraient dû accélérer le séchage de leur récolte en faisant brûler des branches de pin sous les claies de feuilles. Le thé ainsi fumé, jugé perdu, fut goûté par hasard par des marchands Hollandais qui l'adoptèrent immédiatement. Quelques décennies plus tard, le Lapsang Souchong traversait l'Europe et posait les fondations du commerce mondial du thé noir. Ce qui était un accident de production est devenu l'un des thés les plus reconnaissables et les plus clivants du monde.
Le procédé de fabrication n'a pas fondamentalement changé. Après le flétrissage et l'oxydation, les feuilles sont exposées à la fumée de bois d'épicéa, une essence résineuse qui diffuse une fumée dense, légèrement sucrée et persistante. C'est cette fumée qui pénètre la feuille en profondeur et forge le caractère du Lapsang Souchong, non pas une fumée de surface, mais une signature aromatique ancrée dans la structure même de la feuille. La certification biologique garantit ici une double exigence : la pureté de la feuille avant fumage, et la qualité du bois utilisé, sans traitement chimique susceptible d'altérer la fumée elle-même.
Sous la fumée, et c'est là tout l'intérêt d'un Lapsang Souchong de qualité, il y a un thé. Des notes de fruits secs, une légère amertume réglissée, un fond terreux et profond qui rappelle les forêts de conifères des montagnes de Wuyi. Le Lapsang Souchong est un thé qui se mérite : les premières tasses peuvent surprendre, voire déconcerter. Mais ceux qui prennent le temps de l'apprivoiser y découvrent une complexité que peu d'autres thés noirs atteignent.
100% thé noir de Chine* (Lapsang Souchong, Fujian).
*Issu de l'agriculture biologique.
Informations Allergènes :
💡 Note de pédagogie & Transparence : Le Lapsang Souchong est la romanisation Occidentale du nom Chinois Zhengshan Xiaozhong (正山小種) — "Zhengshan" signifiant "la vraie montagne" (par opposition aux imitations produites hors de la zone d'origine), et "Xiaozhong" désignant la petite variété locale de Camellia sinensis. Le terme Souchong est également un indicateur de grade foliaire : il désigne les feuilles plus larges et plus matures de la plante, situées à partir de la troisième position sous le bourgeon. Ces feuilles robustes sont choisies précisément parce qu'elles supportent mieux le processus de fumage que les bourgeons tendres. Le fumage sur bois d'épicéa est une étape de fabrication à part entière : les feuilles oxydées sont exposées à la fumée de branches d'épicéa en combustion lente, dont les résines confèrent leur caractère singulier au thé. Les montagnes de Wuyi (Wuyishan), berceau de ce thé, sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999 pour leur valeur naturelle et culturelle exceptionnelle. Comme tous les thés issus de Camellia sinensis, ce Lapsang Souchong contient de la théine (caféine naturelle du thé).