Florent W.
le 05/02/2025
Je cherchais un thé noir très fumé et j'ai découvert celui-ci. Vraiment pas déçu.
Il existe des thés fumés, et il y a le Tarry Souchong. C'est la version la plus intense de toute la famille : un thé noir des montagnes de Wuyi, séché au-dessus d'un feu de pin, dont la fumée puissante évoque le goudron, le bois et le feu de camp. Un thé de caractère, franc et sans compromis, pour ceux qui aiment le fumé.
Après flétrissage et roulage, les feuilles sont oxydées puis séchées au-dessus d'un feu de bois de pin, dans les séchoirs traditionnels des montagnes de Wuyi. C'est cette fumée de résineux qui imprègne la feuille et signe le thé. Le Tarry pousse le procédé plus loin que le Lapsang classique : un fumage appuyé qui lui donne ce caractère « goudronné » (tarry), le plus intense de la famille.
Le Souchong est tout simplement l'ancêtre de tous les thés noirs du monde. Il serait né vers 1640, à la fin de la dynastie Ming, dans les montagnes de Wuyi : selon la légende, des soldats de passage auraient dormi sur des feuilles fraîches, retardant leur traitement ; pour sauver la récolte, on les aurait séchées en hâte sur du bois de pin. Le premier thé noir fumé venait de naître. Vendu sur le marché du village de Xingcun, il fut l'un des premiers thés chinois à conquérir l'Europe au XVIIe siècle.
Couleur : une liqueur cuivrée, orange clair.
Nez : fumée intense de bois de pin, notes de goudron et d'épices.
Bouche : l'attaque est puissante et fumée, le milieu boisé et résineux, la finale longue et épicée.
Texture : dense et fumée.
| Tarry Souchong | Lapsang Souchong | Wakoucha fumé | |
|---|---|---|---|
| Origine | Wuyi (Fujian) | Wuyi (Fujian) | Japon (Shizuoka) |
| Fumage | Pin, très appuyé | Pin | Fûts de whisky |
| Fumée | Très forte | Forte | Douce |
| Idéal | Amateurs de fumé, cuisine | Amateurs de fumé | Découverte, tout en douceur |
En tasse chaude : 100 °C — 3 min — 3 à 4 g pour 25-30 cl (13 g par litre).
On le boit nature, pour retrouver toute la puissance du feu de bois. Une théière en verre laisse admirer sa liqueur cuivrée.
Réinfusion : il se réinfuse une à deux fois (+1 min par rapport au temps initial), la fumée s'adoucissant peu à peu.
Astuce de dégustateur : son fumé puissant fait merveille en cuisine. Une pincée de feuilles suffit à parfumer un bouillon, une marinade ou une viande, façon « fumé » sans fumoir.
La sélection MY SWEET TEA : le plus fumé de nos thés noirs, en version bio et single estate. Un thé de caractère qui divise autant qu'il passionne : on l'aime pour sa fumée franche, héritée de quatre siècles de tradition.
« Souchong » vient du chinois xiao zhong (小种), la « petite sorte », qui désigne les feuilles plus âgées récoltées plus bas sur le théier. Le Souchong authentique de la zone protégée de Tongmu porte le nom de Zheng Shan Xiao Zhong (正山小种). Le « Tarry », lui, désigne les versions les plus fortement fumées, particulièrement prisées en Occident.
Est-il très fumé ?
Oui, c'est le plus fumé de la famille : un vrai thé « feu de bois », réservé aux amateurs.
Contient-il des arômes ?
Non : sa fumée vient uniquement du séchage sur bois de pin, jamais d'un arôme ajouté.
Peut-on cuisiner avec ?
Oui : son fumé puissant parfume à merveille bouillons, marinades et plats fumés.
Faut-il le boire au lait ?
On le boit plutôt nature, mais un nuage de lait adoucit sa fumée si elle vous paraît trop forte.
Pour aller avec
Lapsang Souchong, le thé fumé classique, plus doux →
Wakoucha Smoked Whisky, le fumé doux japonais →
Nos boîtes à thé en métal (pour préserver son fumé) →
À lire sur le blog
Thé noir de Chine* — Tarry Souchong, montagnes de Wuyi, Fujian (100 %).
*Issu de l'agriculture biologique.
Informations Allergènes :
💡 Note de pédagogie & Transparence : ce thé est 100 % pur, sans arôme ajouté : sa fumée intense vient uniquement du séchage sur bois de pin, à la manière traditionnelle du Fujian. Le Souchong est considéré comme l'ancêtre de tous les thés noirs. La mention « bio » garantit une culture sans pesticides ni engrais de synthèse, contrôlée par un organisme certificateur indépendant.