HOJICHA KARIGANE

Il n'y a pas encore d'avis.

Ambré, sucré et boisé.

Hojicha Karigane est un thé de tiges torréfiées, sans une feuille ni un grain de riz. Karigane (雁ヶ音) désigne au Japon les tiges issues des crus soignés, et le mot signifie « le cri de l'oie sauvage ». Passées au feu jusqu'à virer du blond au cannelle, ces tiges de Yabukita donnent une tasse ambrée, sucrée et boisée, d'une douceur désarmante. Ichibancha 2026 de Wada Chouji Shouten, à Shizuoka.

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Livré à partir du mardi 15 septembre 2026

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La tige, et rien que la tige

Il n'y a presque rien dans ce sachet : des bâtonnets qui vont du blond pâle au cannelle, quelques rares éclats de feuille, et une odeur de bois chaud qui monte tout de suite. Pas de riz, pas d'arôme ajouté. Un thé fait d'une seule matière, passée une seule fois au feu. C'est ce dépouillement qui en fait l'un des thés Japonais les plus faciles à aimer.

Provenance des ingrédients

Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon. Cultivar Yabukita. Récolte ichibancha 2026, la première du printemps. Trié, torréfié et sélectionné par la maison Wada Chouji Shouten (和田長治商店), installée dans le quartier d'Anzai.

Terroir

Ce thé vient de Shizuoka, première région théière du Japon, et plus précisément d'Aoi-ku, au nord de la ville, dans la région historique de Honyama. Mais reconnaissons une chose : sur un thé torréfié, le terroir parle moins fort que sur un thé vert. Le feu recouvre une partie des nuances de la feuille, c'est même sa fonction. Ce que le terroir décide ici, c'est la qualité de la matière première qui entrera dans le four. Une tige issue d'une première récolte de printemps, sur des parcelles de vallée où la pousse est lente, n'a pas la même densité qu'une tige de fin de saison. Le feu révèle cette différence au lieu de l'effacer : une matière pauvre torréfiée donne du carton grillé, une matière dense donne du bois et du caramel.

Karigane, le cri de l'oie sauvage

Karigane s'écrit 雁ヶ音 et signifie littéralement le cri de l'oie sauvage. L'image vient de la tasse : les tiges flottent à la surface comme les brindilles sur lesquelles, dit-on, les oies se posaient pour se reposer en traversant la mer. Le mot ne désigne pas n'importe quelle tige. Dans l'usage Japonais, le karigane désigne le kukicha issu de crus soignés, par opposition aux tiges de thés courants. Celui-ci vient du cultivar Yabukita, la référence des senchas de Shizuoka. La matière première est donc plus soignée à la base, ce qui s'entend dans la netteté de la tasse.

Comment il est fabriqué

1. La matière première. Ichibancha 2026, la première récolte de printemps. Au raffinage, les tiges sont séparées des feuilles par soufflage et par tri : c'est cette fraction, et elle seule, qui devient le karigane.

2. La torréfaction. Les tiges passent au feu entre 150 et 200 °C. Une étude de référence situe l'optimum sensoriel autour de 160 °C pendant une trentaine de minutes. Les sucres réagissent avec les acides aminés et forment des pyrazines, responsables de l'odeur de grillé. L'une d'elles, la 2-éthyl-3,6-diméthylpyrazine, est tout simplement absente d'un thé vert non torréfié : elle naît du feu, elle n'était pas dans la feuille.

3. Le refroidissement. Le thé est refroidi rapidement pour arrêter la cuisson. Quelques secondes de trop et le boisé devient brûlé : c'est le geste qui sépare un bon hojicha d'un hojicha raté, et il ne se rattrape pas.

4. Le tri final. Les fines et les fragments de feuille résiduels sont écartés, pour ne garder que la tige.

Ce que la tige apporte, et ce qu'elle n'apporte pas

On lit souvent qu'un thé de tiges serait riche en umami. C'est l'inverse, et la botanique l'explique. La théanine, molécule de l'umami, est synthétisée dans les racines du théier puis envoyée vers les pousses : elle est maximale dans le bourgeon et la première feuille, et minimale dans la tige, qui n'est qu'un conduit. Un gyokuro en contient environ 2 500 mg pour 100 g, un hojicha environ 22. Autrement dit, ce thé n'est pas un thé d'umami : c'est un thé d'arôme. La tige apporte peu de théanine, mais aussi peu de catéchines et peu de caféine. Ni umami marqué, ni amertume : de la douceur et de la netteté.

Partie de la plante Théanine En tasse
Bourgeon et 1re feuille Maximale Umami, rondeur, longueur
Feuilles matures Intermédiaire Corps, franchise, astringence
Tige (karigane) Minimale Douceur, netteté, très peu d'amertume

À la dégustation

Feuille sèche : des bâtonnets allant du blond pâle au cannelle, la variation de teinte montrant à l'œil nu l'intensité du feu reçu par chacun.

Couleur : une liqueur ambrée claire, dorée et parfaitement limpide.

Nez : bois, noisette, caramel sec et cannelle, avec la profondeur d'une torréfaction franchement menée.

Bouche : l'attaque est sucrée, le milieu boisé et clair, la finale courte et propre, sans aucun retour amer.

Texture : fluide, presque légère, ce qui surprend pour un thé qui sent aussi fort.

Conseils de préparation

Le protocole du producteur : 3 g pour 150 ml, eau bouillante à 100 °C, 20 secondes. Pour une grande tasse de 30 cl, doublez les quantités. Un thé torréfié réclame toute la chaleur disponible, et la brièveté fait le reste.

Réinfusion : deux à trois fois, en restant sur des temps très courts, une trentaine de secondes.

Regardez-le infuser : les tiges flottent puis descendent lentement, c'est l'image qui a donné son nom au thé. Une théière en verre transforme la préparation en petit spectacle.

À table : il accompagne les desserts sans les écraser, et se boit très bien après un repas copieux. Sa faible astringence et sa douceur en font aussi le thé du soir de bien des maisons japonaises.

Astuce de dégustateur : 💡 dosez au volume, pas au poids. Les tiges sont légères et encombrantes : 3 g représentent une cuillère bien pleine, presque le double de ce que vous mettriez d'un sencha. Sous-dosé, un karigane devient une eau colorée. Et gardez-le dans une boîte à thé opaque : le grillé s'évapore vite.

La sélection MY SWEET TEA : notre hojicha le plus pur, sans riz ni feuille pour brouiller la lecture. Celui qu'on sert à quelqu'un qui dit ne pas aimer le thé, et qui change souvent d'avis à la deuxième gorgée.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le karigane ?
Karigane (雁ヶ音) désigne au Japon les tiges de thé issues de crus soignés, séparées des feuilles au raffinage. Le mot signifie le cri de l'oie sauvage, en référence aux tiges qui flottent à la surface de la tasse comme des brindilles sur la mer.

Un thé de tiges est-il riche en umami ?
Non, c'est une idée reçue. La théanine, molécule de l'umami, est maximale dans le bourgeon et minimale dans la tige. Un gyokuro en contient environ 2 500 mg pour 100 g, un hojicha environ 22. Ce thé est un thé d'arôme, pas un thé d'umami.

À quelle température l'infuser ?
À 100 °C pendant 20 secondes, avec 3 g pour 150 ml : c'est le protocole du producteur. Un thé torréfié se comporte à l'inverse d'un thé vert étuvé, l'eau bouillante ne le rend pas amer, elle révèle les composés grillés nés de la torréfaction.

Contient-il de la théine ?
Oui. La torréfaction ne supprime pas la caféine, contrairement à ce qu'on lit souvent. S'il en contient moins qu'un sencha, c'est parce que la tige en est naturellement bien plus pauvre que la jeune feuille : c'est la matière première qui l'explique, pas le feu.

Quelle différence avec un hojicha classique ?
Un hojicha ordinaire est fait de feuilles, souvent matures : la tasse est plus foncée, plus boisée, avec du corps. Le karigane n'utilise que la tige, issue d'un cru soigné : la liqueur est plus claire, plus sucrée, la finale plus courte et plus nette.

Combien faut-il en mettre ?
Trois grammes pour 150 ml, ce qui représente une cuillère bien pleine. Les tiges étant légères et volumineuses, le réflexe habituel conduit presque toujours à sous-doser et à obtenir une tasse creuse.

Ce thé est-il issu de l'agriculture biologique ?
Non. Wada Chouji Shouten ne travaille pas en agriculture biologique certifiée. Nous préférons le dire clairement : notre sélection chez ce producteur repose sur la qualité de la feuille et sur le savoir-faire du maître de thé, pas sur un label.


Pour aller avec

Sencha Yabukita Tsuyobi, le même cultivar en feuille et au feu fort →

Sencha Saemidori Wada Chouji, la feuille plutôt que la tige →

À lire sur le blog

Wada Chouji Shouten, le maître de thé de Shizuoka →

  • 20 SEC '
    Temps d'infusion
  • 3 g/30cl
    Dosage
  • 100° °C
    Température d'infusion

Ingrédients

Tiges de thé vert du Japon torréfiées (Camellia sinensis), cultivar Yabukita. Origine : Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon. Récolte ichibancha 2026.

Informations Allergènes :

  • Aucun allergène majeur déclaré (selon le règlement UE n° 1169/2011).

💡 Note de pédagogie & Transparence : karigane (雁ヶ音) désigne les tiges de thé issues de crus soignés, séparées des feuilles au raffinage. Hojicha (焙じ茶), que l'on écrit aussi houjicha, désigne un thé vert Japonais torréfié entre 150 et 200 °C, ce qui fait virer la matière au brun-roux et crée les arômes grillés. Ichibancha (一番茶) désigne la première récolte de l'année, celle du printemps. La torréfaction ne retire pas la caféine du thé : si un hojicha en contient moins, cela tient à la matière première employée. Ce produit n'est pas certifié en agriculture biologique : la maison Wada Chouji Shouten ne travaille pas en bio.

⚠️ Précautions de consommation : ce produit est un thé, source naturelle de caféine (théine). Il est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants et aux personnes sensibles à la caféine. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Caractéristiques

  • Type : Thé vert Japonais torréfié de tiges (hojicha karigane), avec théine
  • Saveurs : Bois blond, noisette, caramel sec, pain grillé
  • Profil : Sucré, boisé et net, aucune amertume
  • Particularité : Uniquement des tiges, ni feuille ni riz ajouté
  • Dosage : 3 g pour 150 ml, eau à 100 °C, 20 secondes (protocole du producteur)

Passeport produit

  • Plante : Camellia sinensis var. sinensis
  • Cultivar : Yabukita
  • Partie utilisée : Tiges (karigane)
  • Origine : Shizuoka, arrondissement d'Aoi-ku, Japon
  • Récolte : Ichibancha 2026 (première récolte de printemps)
  • Maison de raffinage : Wada Chouji Shouten (和田長治商店)
  • Région historique : Honyama
  • Fabrication : Tri des tiges, torréfaction (150-200 °C), refroidissement rapide
  • Certification : Non certifié en agriculture biologique
  • Couleur de tasse : Ambré clair doré
  • Astringence : Nulle

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